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Au XVIème siècle, la cité interdite était le plus grand palais du monde. Depuis cette forteresse, l'empereur, le Fils du Ciel, gouvernait 120 millions de personnes. Lien sacré entre le peuple et Dieu, il avait un pouvoir infini. La cité se voulait tournée vers le vaste territoire qu'elle gouvernait, mais ses murailles l'isolaient de la réalité. Sa conception reflète les dogmes de la pensée confucéenne, qui a servi de modèle à la Chine depuis l'époque de la dynastie des Han (2ème siècle avant JC).
La cité interdite possède trois secteurs d'activité. On compte du Sud au Nord :
• la grande cour entre la porte du méridien (Wumen) et la porte de l'harmonie suprême (Taihemen). C'est ici qu'il fallait attendre lorsqu'on souhaitait s'entretenir avec l'empereur.
• la cour extérieure était le coeur administratif de la cité, elle abrite les trois grands palais de l'État, où avaient lieu les cérémonies.
• la cour intérieure, après la porte de la pureté céleste, était réservée à l'empereur et à sa famille : l'impératrice, les épouses, les concubines, les eunuques et les serviteurs, soit 6 000 personnes. Il fallait ajouter à cela 6 000 gardes chargés de la sécurité de la famille impériale. A l'apogée de leur pouvoir les eunuques étaient 20 000, prenant peu à peu les rennes du pouvoir.
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